dimanche 6 décembre 2009

AT 17 des Songes du crepuscules

Voici l'AT 17 des Songes !!!

Consignes : Vous écrirez une nouvelle Fantasy se déroulant au Pays des Glaces
Taille maximale : 15 000 signes, espaces comprises (tolérance de 5%)
Date limite : 28 février 2010, 23h59
Genre : Fantasy
Format : Nouvelle
Adresse où envoyer vos textes : brevesducrepuscule@free.fr

Rappels :
- Votre nom ne doit pas figurer dans votre fichier. Il est à mettre dans le mail que vous envoyez.
- Indiquez le nombre de signes en bas de votre dernière page.
- Numérotez vos pages.
- Votre nouvelle doit être inédite, jamais publiée dans un webzine, fanzine.
- Un jury, composé de membres du forum, désignera la nouvelle gagnante.
Celle-ci sera alors mise en ligne dans le prochain webzine des Songes :
Les Brèves du Crépuscule.

Plus d'informations sur le forum :
http://songes-du-crepuscule.naturalforum.net/forum.htm
Vous pouvez télécharger les précédents numéros sur le site des Songes : A la croisée des Crépuscules...
http://brevesducrepuscule.free.fr/webzine.html

jeudi 26 novembre 2009

Djeeb le Chanceur



Actuellement je papillonne de livre en livre : fantasy, SF…(Hypérion, la horde du contrevent…) Du bon donc, mais pourtant pas cette grande révélation que j’ai pu avoir avec « Les princes d’Ambres », « La rose du prophète » « Parleur ou les Chroniques d'un rêve enclavé » et j’en passe. Alors pour faire un break j’ai voulu tester un « petit » nouveau : Laurent Gidon connu aussi sous le pseudonyme de Don Lo. Car bien que je sois passé à coté de son premier roman : Aria des brumes, j’ai pu apprécier ses nouvelles et la facilité avec laquelle l’auteur transporte son lecteur dans l’imaginaire.

Pour Djeeb, un indicateur trivial, mais révélateur mon temps de lecture : une dizaine de jours (sachant que j’ai bien peu de temps libre actuellement). En effet je n’ai pas mis de temps à rentrer dans l’histoire et suivre les pas du protagoniste. Un personnage avide d’aventures et bouleversé de sentiments divers, à la fois attachant dans son humanité, sa générosité de vie et désespérant d’inconscience voir d’égoïsme.

Le livre nous jette rapidement dans les péripéties du Chanceur sans s’attarder sur les présentations et les chemins ayant guidé celui-ci jusqu'à Ambeliane, une façon de rentrer dans la psychologie du héros qui ne vit que pour le présent.

Si certains peuvent trouver le style de l’auteur grandiloquent, ou « too much », c’est pourtant à mon sens l’un des points forts du livre, car le style est personnel et même inventif. La phrase n’est pas ennuyeuse et elle coule avec grâce.

Sur le fond, sur l’histoire pas de trame ou de background stupéfiant (si ce n’est la parti souterrain d’Ambeliane) mais un héros et une ville qui se laissent découvrir comme des énigmes motrices de l’histoire.

Mes bémols : des descriptions un peu confuses sur la fin, et des situations parfois peu vraisemblables.

Au final, de nombreux paramètres influx la réussite d’un roman et Laurent Gidon en remplit de nombreux, peut être manque-t-il encore une certaine constance dans la crédibilité des réactions des personnages. Oui peut-être, mais le pari est réussi le livre laisse une trace plaisante de rêve dans la mémoire.

dimanche 22 novembre 2009

De nuit.

Point de vue d’Alice.

Un pressentiment me tire d’un sommeil déjà agité. Je tends l’oreille aux aguets : pas un bruit ne vient troubler les lieux et pour autant je ne suis pas rassurée. Dans la pièce je perçois de la méchanceté suintant jusqu'à moi. Quelqu’un ou quelque chose s’est immiscé chez moi. Mes poils se hérissent et je me blottis un peu plus dans la chaleur faussement protectrice de mon lit douillet. La présence hostile se rapproche, pas un son ne l’atteste, mais l’air est trop tendu pour se tromper. J’ai grand-peur. Paralysée je tente de pénétrer les ténèbres impuissantes alors … je les vois ! Deux yeux jaunes fendus d’ébène, luisant de leur promesse de mort. Cette fois je ne maîtrise plus ma frayeur, je crie, je hurle, ma voisine entendra peut-être.

*

Point de vue d’Anne.

Je me réveille en sursaut. Dieu ! Ce n’était qu’un rêve, quel réalisme, mes draps en sont trempés de sueur. Autour tout est calme, comme au début de mon rêve d’ailleurs. Cette pensée m’inquiète, je repense au miniscule, au ridicule verrou de l’entrée. Sans parler de l’interstice sous la porte où pourrait passer un chat. Ces vieilles baraques ! Moi qui suis toute seule dans cet appartement, je n’ai même pas encore de téléphone fixe. Où ai-je bien pu mettre mon mobile ? Je me lève et pose un pied fébrile sur la moquette, j’ai la chair de poule sous ma chemise de nuit. Il fait si noir et paradoxalement une étrange réticence m’empêche d’allumer comme si je craignais qu’un éclair de lumière ne me révèle tous ce qui pourrait bien se tapir dans l’ombre. Lentement, je colle l’oreille à la porte de ma chambre et j’écoute. Rien. Si. Un petit son aigu venant du fond du couloir : la cuisine. Cette fois j’ai la frousse. Je cherche un ustensile susceptible de me servir d’arme, et me rabats finalement sur ma lampe de chevet. Grotesque. Le souffle court je tourne la poignée de la porte et le pêne claque à réveiller un mort : autant pour la discrétion. Je saute dans le couloir étreignant ma lampe comme un couteau, mais seul le parquet grince de désapprobation. Le couinement s’est arrêté, mais un bruit métallique résonne dans la cuisine. La décharge d’adrénaline qui a accompagné ma courageuse entreprise m’enhardit follement, je cours, et me rue sur la porte de la cuisine, que j’ouvre à toute volée. Mon arme de fortune brandit au dessus de la tête, un pied en avant, j’hurle :

- Hiiiiiiiiiiiih !

« La lumière idiote ! », me fustige. Le palpitant battant à tout rompre, je panique, il y a quelqu’un dans la pièce. Je cherche l’interrupteur qui m’échappe. Il devrait pourtant être là ! Où là ? Aller quoi ! La lumière jaillit et je virevolte sur moi-même à en perdre l’équilibre. Personne. Si, à terre ! Les yeux jaunes. Un bond en arrière me projette contre l’huisserie de la porte, la douleur fuse dans mon crâne, mais c’est le soulagement qui me fait lâcher la lampe de chevet.

- George ! Pourriture !

Le boa de mon voisin me regarde de ses petits yeux cruels, la queue d’Alice, ma souris, dépassant encore de sa gueule. Celle-ci disparaît en éclair, comme si le serpent venait de se souvenir de cette preuve de son méfait.

- C’est ça ni vu ni connu.

Je m’étrangle de rage.

- Et la cage à moitié défoncée, tu vas la planquer où, salopard de meurtrier ! Il va m’entendre le voisin.

*

Point de vue de George.

Mon maître « deux pattes » me ramène manu militari de chez la voisine et me flanque dans ma tanière. Qu’est-ce qui lui prend de me traiter ainsi. Peu importe, quelle nuit ! Comment avais-je pu oublier les délices de la traque ? Glisser sur le sol lisse, en silence. Dans l’obscurité totale, se laisser guider par les odeurs et la douce chaleur du sang qui palpite. Puis sentir la proie frémir et inonder l’air de sa terreur. Enfin l’attaque et le festin moment incomparable aux plaisirs suaves.

On aura beau dire, ça améliore l’ordinaire : suffit les cadavres réchauffés aux micro-ondes, le rongeur frais quel délice. Je garde en mémoire le chemin des jouissances et faute de souris la prochaine fois, je raffole de l’odeur de la voisine. Serait-ce comestible un « deux pattes » ?

mardi 18 août 2009

Vendetta chez les Gouris




En fouillant son disque dure on fait parfois des découvertes. Ma dernière en date est de taille : 33 pages tout de même. Mmmmfff, j'entends soupirer d'ici 33 pages d'un pseudo-scribouilleur. "mouaih, et ça parle de quoi ton truc ?" Une nouvelle fantasy écrite dans l'univers du jeu de rôle (JDR) Night Prowler (de chez 2 D sans faces). "STOP ! Non mais sérieusement, une nouvelle de 33 pages sur un truc de rôleux et de la fantasy en plus comme si on en avait pas déjà plein le ...". Oui, oui et encore oui, mais pour ma défense le lecteur n'a besoin d'aucune base sur le JDR en question pour pouvoir lire cette nouvelle. Et puis c'est plein de dialogues ! Ca prend de la place les dialogues (pour ça les 33 pages). Laissez-vous tenter et si ça vous assomme dès les premières pages lâchez-vous sur les coms.
Téléchargeable ici.

Illustration tirée du livre de règles Night Prowler.

dimanche 9 août 2009

Les Songes du crepuscule AT 16 - Noir (4 oct 2009)




Le forum littéraire "Les Songes du crépuscule" lancent un nouvel appel à texte (AT 16) dont le thème est : Noir. Réveillez votre coté obscur et envoyez le lecteur dans les limbes de votre imagination. Les consignes sont ici.

mercredi 22 juillet 2009

Les particules élémentaires de Michel Houellebecq

Adulé, décrié, vilipendé : « les particules élémentaires » est un roman qui à sa sortie fit polémique. L’auteur ne prend en effet pas de pincette avec son lecteur, il dépeint la société à travers ses personnages avec cynisme et fatalisme. Violence morale, sexe omni présent décourageront vite les plus moralistes. Le récit va et vient : futur, passé, au vocabulaire tantôt cru, scientifique ou philosophique, ne facilite pas plus la lecture.

Et pourtant, si l’on fait abstraction de tout cela, ou plutôt si l’on adhère à l’alchimie des divers éléments, les questions soulevées notamment sur le rapport société/individu ne manquent pas d’intérêt. D’autre part, les deux personnages principaux, dont les réflexions semblent parfois aussi brillantes que leurs actes pathétiques, deviennent une sorte d’énigme à résoudre pour le lecteur jusqu'à la fin. Mais ce qui m’a réellement interpellé dans ce roman outre l’imagination, et le côté non consensuel, c’est qu’il s’agit au final de … science-fiction ! Certes, uniquement les toutes dernières pages et rien d’aussi original que du Jack Vance, mais bon cela fait toujours plaisir de voir surgir le genre imaginaire là où on ne l’attend pas.

vendredi 10 juillet 2009

Luxure

Merci Jéjé de m'avoir retrouvé ce vieux texte comme les vieux jeans on s'y sent bien.



Doucement engagé dans la danse
Où, nous, érige la censure
Déjà pulsant au rythme de ses hanches
S’abandonnant à la luxure

Enchaîné par le désir
Prisonnier d’un sourire
Soudain susurre suavement
De sa bouche l’envie de luxure

Vivre dans la déraison
Esclave de mes instincts
Ivre de toutes ces visions
Abandonné au déclin

Que triomphe les succubes,
Que triomphe les sirènes,
Qu’à travers nos faiblesses le sexe règne
Le fou prend la tour
Et bien loin s’éteint
Le souvenir de l’amour